l’adolescence en question…

Cette page présente des ressources sur le thème de l’adolescence en général et des relations parents-ados en particulier.

Vous y trouverez des textes, des images, des témoignages, des études et des pistes de réflexion pour comprendre les enjeux de cette période particulière et les clés pour la traverser en gardant le dialogue en cas de turbulences !

Certains documents présentés ici servent de supports lors des ateliers Parents d’adolescents « Mieux communiquer avec son ado », organisés au Centre Social le mardi de 18h à 20h, une fois par mois. Ces ateliers de rencontres et d’échanges entre parents et professionnels sont animés par Martine FOURNET, conseillère conjugale et familiale Caf et Delphine BARDON, formatrice en communication.

L’adolescence c’est une période de bouleversements … et de questionnements

Pour les ados qui se demandent :

  • Qu’est-ce qui m’arrive ?
  • Comment m’approprier ce nouveau corps ?
  • Qui suis-je ?
  • Est-ce que je plais ?

Mais aussi pour leurs parents qui se retrouvent souvent autour de ces mêmes questions :

  • Où est passé mon « bébé » ?
  • Comment l’aider ?
  • Est-ce qu’il va réussir ?
  • Suis-je un bon parent ?

Les comportements de nos ados révèlent leurs besoins profonds :

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Un rappel en quelques bulles, des principaux besoins de nos enfants au moment de l’adolescence. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

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Comprendre les priorités de son ado en analysant son bureau ! Cliquez sur l’image pour agrandir.

Que se passe-t-il dans la tête de mon ado ? Focus sur les principales préoccupations et aptitudes des 13-17 ans

Document humoristique mettant l'accent sur ce qu'il se passe dans la tête des jeunes au moment de la puberté et de l'adolescence

Ce document humoristique montre sous forme de puzzle ce qui se passe dans la tête des jeunes au moment de la puberté et de l’adolescence. Sur les pièces les plus grandes apparaissent leurs principales caractéristiques, préoccupations et compétences … et en plus petit les aptitudes les moins développées. Et pour cause : leur cerveau est en construction et n’atteindra sa pleine maturité qu’autour de 25 ans ! Pour zoomer, cliquez sur l’image.

Qui dit cerveau en construction dit… besoin de sommeil !

Les idées reçues sur le sommeil des ados sont nombreuses et méritent un éclairage des neurosciences. En voici quelques exemples :

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Qui dit cerveau en construction dit également… forte émotivité !

Votre ado est à fleur de peau, ses réactions vous semblent démesurées, impulsives ou irraisonnées, gardez en tête :

  • qu’il est en plein bouleversement physique (déferlement hormonal), psychologique (quête d’identité, de sens…) et social (importance et prédominance des relations amicales et recherche de repères extérieurs aux parents)
  • qu’il n’a pas encore les capacités de recul et la maturité cérébrale pour apaiser et comprendre lui-même ces tensions et qu’elles se développeront au fil de ses expériences.
  • que c’est une phase à traverser pour l’aider à quitter l’enfance et trouver progressivement sa voie en tant qu’adulte et sa place dans la société.
  • qu’il existe de nombreuses ressources pour vous accompagner tout au long de cette période (outils de communication, lectures, conférences, partages avec d’autres parents, rencontres avec des professionnels de la parentalité et/ou de l’adolescence, associations de soutien à la parentalité…)

Parmi ces ressources, les outils de communication comme l’écoute ou la gestion des conflits peuvent être de précieux atouts. Voici quelques pistes pour développer vos qualités d’écoute avec votre ado.

 Être à l’écoute de son ado :

Lorsque votre ado traverse une difficulté (problème relationnel, scolaire ou autre) avant toute chose, assurez-vous des 3 points suivants :

  1. Votre ado est disposé(e) à vous parler. Même avec les meilleures intentions du monde et une excellente écoute, on ne peut pas faire parler une personne qui ne souhaite pas nous partager son problème ! Dans ce cas, faites savoir à votre ado que vous soucieux(se) de l’aider et disponible pour l’écouter puis laissez-le/la venir vers vous quand il/elle le souhaite. Si votre ado semble fermé(e), nerveux ou hésitant(e), évitez d’insister, cela risquerait de le/la braquer davantage.
  2. Vous êtes disponible et disposé(e) à l’écouter, quelle que soit l’émotion qu’il/elle traverse et les problèmes qu’il/elle rencontre. Si vous vous sentez vous-même touché(e), inquiet(e) ou agacé(e) par la situation, votre écoute sera probablement parasitée par votre propres ressentis, pensées et jugements.
  3. Vous avez confiance dans la capacité de votre ado à trouver ses propres ressources pour faire face à la situation (vous l’accompagnez sans faire à sa place)

Une fois assuré(e) que vous êtes prêt(e) à écouter, privilégiez l’empathie et la reformulation. Cela aidera votre ado à clarifier son problème, à comprendre ses émotions et à apaiser ses tensions. Vous trouverez ici un exemple de dialogue entre une mère et sa fille qui illustre les bienfaits de l’écoute empathique (également appelée écoute active) face à une ado inquiète à l’approche du brevet.

 

Bien-être corporel et image de soi : des chiffres éloquents et plutôt rassurants :

 

 

 


Cher parent, voici la lettre que je voudrais pouvoir t’écrire

* Traduction d’un texte de Gretchen Schmelzer (psychologue américaine)

Ce conflit dans lequel nous sommes maintenant, j’en ai besoin. J’ai besoin de ce combat. Je ne peux l’expliquer parce que je n’ai pas le vocabulaire pour le faire, et de toute façon ce que je dirais n’aurait pas de sens. Mais j’ai besoin de ce combat. Désespérément.

Traduit par Aouatif ROBERT | psytherapieparis.fr

J’ai besoin de te détester pour le moment, et j’ai besoin que tu y survives. J’ai besoin que tu survives au fait que je te haïsse, et que tu me haïsses. J’ai besoin de ce conflit, même si je le hais. Peu importe ce sur quoi nous sommes en conflit : heure du couvre-feu, les devoirs, le linge sale, ma chambre en désordre, sortir, rester à la maison, partir de la maison, ne pas partir, la vie de famille, petit(e) ami(e), pas d’amis, mauvaises fréquentations. Peu importe. J’ai besoin de me battre avec toi au sujet de ces choses et j’ai besoin que tu t’opposes à moi en retour. J’ai désespérément besoin que tu tiennes l’autre extrémité de la corde. Que tu t’y accroches fermement pendant que je tire de mon côté, tandis que je tente de trouver des appuis dans ce nouveau monde auquel je sens que j’appartiens. Avant je savais qui j’étais, qui tu étais, qui nous étions. Mais maintenant, je ne sais plus. En ce moment, je cherche mes limites, et parfois je ne peux les trouver qu’en te poussant à bout. Repousser les limites me permet de les découvrir. Alors je me sens exister, et pendant

une minute je peux respirer. Et je sais que tu te rappelles l’enfant doux que j’étais. Je le sais, parce que cet enfant me manque aussi, et parfois cette nostalgie est ce qu’il y a de si pénible pour moi en ce moment. J’ai besoin de ce combat et de constater que, peu importe combien terribles ou exagérés sont mes sentiments, ils ne nous détruiront ni toi ni moi. Je veux que tu m’aimes même quand je donne le pire de moi-même, même quand il semble que je ne t’aime pas. J’ai besoin maintenant que tu t’aimes toi et que tu m’aimes moi, pour nous deux. Je sais que ça craint de ne pas être aimé et être étiqueté comme étant le méchant. Je ressens la même chose à l’intérieur, mais j’ai besoin que tu le tolères, et que tu obtiennes de l’aide d’autres adultes. Parce que moi je ne peux pas t’aider pour le moment. Si tu veux te réunir avec tes amis adultes et former un « groupe de soutien pour survivre à la fureur de votre adolescent », c’est ok pour moi. Ou parler de moi derrière mon dos, je m’en fiche. Seulement ne m’abandonne pas. N’abandonne pas ce combat. J’en ai besoin. C’est ce conflit qui va m’apprendre que mon ombre n’est pas plus grande que ma lumière. C’est ce conflit qui va m’apprendre que des sentiments négatifs ne signifient pas la fin d’une relation. C’est ce conflit qui va m’apprendre à m’écouter moi-même, quand bien même cela pourrait décevoir les autres. Et ce conflit particulier prendra fin. Comme tout orage, il se calmera. Et je vais l’oublier, et tu l’oublieras. Et puis il reviendra. Et j’aurai besoin que tu t’accroches de nouveau à la corde. J’en aurai besoin encore et encore, pendant des années. Je sais qu’il n’y a rien de satisfaisant pour toi dans ce rôle. Je sais que je ne te remercierai jamais probablement pour ça, ou même que je ne reconnaîtrai jamais le rôle que tu as tenu. En fait, pour tout cela, je vais probablement te critiquer. Il semblera que rien de ce que tu ne fais ne soit jamais assez. Et pourtant, je m’appuie entièrement sur ta capacité à rester dans ce conflit. Peu importe à quel point je m’oppose, peu importe combien je boude. Peu importe à quel point je m’enferme dans le silence. S’il te plaît, accroche-toi à l’autre extrémité de la corde. Et sache que tu fais le travail le plus important que quelqu’un puisse faire pour moi en ce moment.

Avec amour, ton adolescent.

* Texte original : The Letter Your Teenager Can’t Write You

Traduit par Aouatif ROBERT | psytherapieparis.fr

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